lundi 2 juin 2008

Sécuriser pour mieux glisser sur l’eau

Puisque juin a été thématisé « Mois de la sécurité », parlons-en. Parce que j'ai l'impression que vous, les détaillants, travaillez toujours si fort et si longtemps qu'il vaut la peine de colmater les trous dans votre embarcation afin que chaque effort déployé serve à vous faire avancer vraiment plutôt qu'à éponger coûts et coups.

Je vais d'abord vous matraquer avec deux chiffres, histoire de vous savoir là, ébranlés, mais bien concentrés sur mon propos : chaque jour qu'ouvrent les commerces de détail au Québec, les employés vous usurpent pour une valeur dépassant le million de dollars. Pendant ce temps, vos clients vous volent pour presque un million de dollars en valeur de marchandise.

De quoi se décourager collectivement d'être marchand!

Et dire que le Canada se classe parmi les meilleurs pays au monde en termes d'éthique. Je n'ose pas imaginer l'ampleur des pertes économiques qui prévalent dans les pays plus cow-boys!

Les montants indiqués n'incluent pas les frais supplémentaires d'assurances causés par de tels délits, ni le coût de roulement du personnel que tout cela provoque. Sans parler du revers de la médaille de la sécurité, je veux parler de la santé et de la sécurité de vos employés, avec ce que cela engendre de frais de cotisation à la CSST et autres coûts d'avantages sociaux.

S'agissant ici du blogue, je resterai superficiel. Je n'entrerai pas dans les conseils ni dans les actions que l'ADMACQ caresse de poser pour vous aider, d'une part, à sécuriser vos magasins et, d'autre part, à réduire vos cotisations à la CSST par un meilleur programme de prévention et un suivi plus serré des réclamations. Les pages appelées « Zone rouge » du magazine Quart de Rond iront, elles, au fond des choses.

Je m'en tiendrai à vous souhaiter de trouver durant ce mois de juin, malgré l'effervescence de la saison, quelques heures pour colmater les brèches de votre sécurité commerciale et peaufiner votre approche de la prévention des accidents de travail.

C'est trop bête de faire du surplace.

lundi 26 mai 2008

Partir ou rester?

Comme une grande partie des Québécois, vous vous demandez − et moi aussi − si vous irez du côté des États-Unis pour vos vacances dites « de la construction ». Le cœur, le portefeuille et la montre balancent.

Côté cœur, on veut tous encourager nos belles régions. Les aubergistes déploient leurs offres, qui nous semblent toujours un peu salées, non? C'est comme si payer une chambre 150 $ la nuit était normal en Europe, mais dur à avaler pour qui voyage dans son propre pays. Le vrai problème, de toute façon, demeurera toujours Dame Nature, rarement de notre bord... de la frontière.

Pour le portefeuille, c’est bien embêtant. L’essence est tellement chère maintenant. En revanche, notre dollar fort s’apprécie chez nos voisins. Véritables as de la promo, ils cultivent l’art ou la technique pour déstabiliser nos bonnes intentions de faire le tour du Québec.

Il reste le facteur temps. Les histoires d’horreur entendues autour des attentes aux postes frontaliers me portent sérieusement à ne vouloir circuler que chez nous.

Et si je planifiais les vacances comme un projet au travail? En commençant par le commencement. Cela veut dire m’interroger sur ce que mes proches et moi voulons vraiment vivre. Cerner l’impact attendu des vacances peut me montrer le chemin à emprunter; l’itinéraire s’imposera possiblement de lui-même après un tel exercice.

Je pense qu’une fois que je saurai précisément ce dont j’ai le goût, il me sera aisé de déduire le budget et la durée de voyage que mes conditions peuvent permettre.

Ce qui me permet de conclure sur une lapalissade qu’aurait pu déclamer le joueur et coach de baseball Yogi Berra : « Si tu ne sais pas ce que tu veux, tu ne sauras jamais si tu l’as. »

mardi 20 mai 2008

Il suffit parfois de peu de choses pour tout changer dans une relation...

C’est fou comme un détail peut changer une vie! Je me souviens, ma femme aussi − elle se souvient hélas! de tout − de ces vacances sur la côte catalane, à demi ratées, parce que j’avais confondu essence et diesel; l’Alfa Romeo n’avait pas appréciée du tout. Le garagiste-dépanneur, lui, oui.

Un autre jour, j’étais entré dans New York, à minuit, par le mauvais pont, celui qu’il faut éviter à tout prix, le George-Washington, je crois. Même avec les vitres remontées, les portières verrouillées, les consignes données à toute la petite famille de ne regarder ni à gauche ni à droite, on sentait nos vies en otage.

C’est mu par une distraction sans doute de même mouture que j’avais malencontreusement cliqué ou oublié de cliquer sur un petit bouton, ce qui m’a amené à croire que vous ne vouliez pas me parler depuis que je vous blogue. 

Alors que les statistiques constataient que vous me lisiez, vos silences faisaient naître le doute. 

N’aviez-vous rien à me dire? Mes propos vous laissaient-ils de glace malgré la fonte printanière? Je devenais inquiet. État rarissime.

C’est maintenant réglé. J’ai coché les bonnes cases, vous permettant de décocher les bonnes phrases.

Oups! j’y pense. Si je ne reçois rien à partir de maintenant, comment devrais-je alors interpréter votre non-action?

Alors je vous en prie, soyez un ou deux, à chaque blogue, à raconter tout ou rien, un mot. On saura ainsi que ça clique entre nous. Technologiquement. Ce sera déjà ça.


lundi 12 mai 2008

Phase deux

Maintenant que l’assemblée générale annuelle des membres a eu lieu, qu’un nouveau conseil d’administration a été élu, qu’un premier congrès des cinq associations oeuvrant au Canada pour les quincailleries et les centres de rénovation s’est également tenu, on peut dire que j’entre dans une deuxième phase.

La première aura duré cent jours. Quelques nuits aussi. Période d'apprivoisement mutuel des membres, des administrateurs, des annonceurs, des employés, des collaborateurs et de moi-même. On se connaît maintenant. Assez en tout cas pour ramer dans le même sens.

Je suis arrivé avec quelques idées, surtout des principes, que j’ai délicatement imposés, ou virilement suggérés (!), et s’en est suivie une ronde d’adaptation à la réalité de l’ADMACQ. Car comme le veux l’adage : « Chez nous, c’est jamais pareil. » On sait que tout est plus universel qu’il n’y paraît, mais il faut bien respecter la résistance naturelle au changement et le droit de tous à la différence...

Toujours est-il que l’AGA (l’assemblée générale annuelle) s’est déroulée le 7 mai dans le magnifique hôtel Le Capitole, chargé d’histoire, au pied de la porte Saint-Jean à Québec. Pour la première fois depuis des lunes, apparemment, nous avions le quorum : 30 membres votants étaient représentés conformément à nos règlements.

Les états financiers ainsi que les commentaires du secrétaire-trésorier sont disponibles sur le Quart de Rond Xpress diffusé aujourd’hui. Léger excédent des revenus sur les charges; on a la tête au-dessus de l’eau, on peut respirer, alors ça va aller.

J’ai été heureux de constater que tous les administrateurs sortants ont accepté d’emblée de renouveler leur mandat et que du sang neuf a été ajouté en les personnes de Pascal Bouchard, de Bell Solutions d’affaires, et Gaëtan Picard, d’ICC Technologies. Bienvenue à vous deux et bonne continuité aux autres.

Les 8 et 9 mai ont été débordants d’échanges fructueux entre les directions des cinq associations de détaillants : ABDSA dans l’Atlantique, ADMACQ bien sûr, BSIA en Colombie-Britannique, LBMAO en Ontario et WRLA dans les Prairies. Nos quatre pendants étant tous en meilleure santé financière que nous, avec plus de membres, beaucoup plus d’activités et d’engagement dans leur communauté d’affaires, que je dois vous dire avoir surtout passé du temps à prendre des notes et à poser des questions qu’à prendre la parole...

Aujourd’hui, on passe en deuxième vitesse.

Je sais ce que les autres font et qu’on a négligé depuis au moins dix ans. Je pense aussi savoir par quel chemin m’y rendre, ou plutôt vous y conduire. Toutefois, pour éviter de se perdre en route ou de se tromper carrément de direction, j’entre de plain-pied en période de sondage, de test, de proposition, avec vous, membres comme non-membres.

Oui, vous avez bien lu : il m’intéresse autant de savoir pourquoi vous êtes membre actuellement que les raisons pour lesquelles vous n’êtes pas ou plus membre de l’ADMACQ.

La deuxième phase durera aussi à peu près cent jours. Et quelques nuits d’insomnie, c’est sûr. Car il y aura des choix déchirants à faire. Vous voulez des exemples?

- Tenir ou ne pas tenir un salon? Oui, oui, j’ai bien dit « un salon ». Vous savez, le genre d’événement que toute association a normalement, mais que nous n’avons plus depuis dix ans.

- S’engager ou non dans la formation des membres? Et si oui, aller ou non jusqu’à la certification de leurs compétences?

- Faire renaître un congrès et, si oui, avec un gala reconnaissant nos meilleurs commerces et nos meilleurs employés ou non?

- Soumettre l’acceptation des membres à certains critères ou se contenter comme maintenant du paiement de la cotisation pour être en règle?

- Et ultimement, changer de nom ou le garder?

On s’en reparle. Je vous sens déjà impatient de m’en parler.

Sur ce, il se fait tard. Je m’en vais prendre une blonde (une bière!). Bien méritée, je crois.

lundi 5 mai 2008

Les leçons du Canadien

Les petits drapeaux bleu-blanc-rouge sur les vitres d’auto sont en berne. Ils seront bientôt remplacés par ceux indiquant les verts sur les terrains de golf...

Quelle leçon pouvons-nous tirer de la saison et des séries du Canadien pour bonifier nos organisations?

L’équipe a beaucoup mieux fait que l’annonçaient les pronostics, comme quoi on peut − que dis-je − on doit toujours assortir un plan à long terme de résultats d’étapes à plus brève échéance. Le DG Gainey a répété que le club était aligné sur une planification stratégique de cinq ans. Ses dirigeants ont tout de même réussi à nous offrir une première place de division et une deuxième ronde dans les séries. Ainsi, l’année prochaine ne peut qu’être meilleure, du moins aussi bonne.

Pour l’ADMACQ qui s’apprête à coucher sur papier sa propre planification 2009-2013, l’enseignement arrive à point nommé. Les membres seront d’accord pour que leur association vise des sommets en 2013. Entre-temps, on voudra quand même des résultats, constater une progression progressive, comme on dit chez les bègues.

Et pour chacune de vos entreprises, qu’en penser? Si vous êtes le patron, enrôlez vos troupes dans un vaste et ambitieux planning, certes. Sans oublier cependant de mesurer les étapes franchies et leur demander des comptes périodiquement. Si vous êtes employé, exigez de votre supérieur de connaître ses attentes à court terme à votre égard, pas seulement pour la fin de l’année... ou pour 2013!

Mon Dieu que je suis sérieux aujourd’hui! Est-ce le blues de la défaite ou la nervosité avant mon premier grand match mercredi, aussi appelé l’« assemblée générale annuelle des membres »?

En tout cas, ni le temps ni la tête au golf cette semaine, moi!

lundi 28 avril 2008

Pluvieux

Blogue à part, c'est mon anniversaire.

Merci beaucoup.

Un anniversaire qui tombe un lundi, c'est déjà pas terrible. Et ce ciel gris me fait sentir « plus vieux ».

J'espère ne pas passer dans les annales comme l'un des derniers interviewés de la chef d'antenne de TQS Montréal, Caroline Lacroix. Passée ce matin au bureau avec sa camérawoman pour discuter de l'enquête sur la comparaison des prix entre les États-Unis et le Québec, elle venait tout juste de recevoir son avis de cessation d'emploi de la part des nouveaux propriétaires de la station. La camérawoman aussi. Sans nouvelles, les lettres TQS pourrait bien équivaloir un jour à Très Quelconque Station. La balle est maintenant dans le camp des autorités de la radio-télédiffusion du Canada...

Quoi fêter alors?

Le Canadien? Trop tôt. L'ouverture de la saison de golf? Pas le temps de jouer. La météo? Euh! on annonce de la neige pour ma région natale (l'Abitibi).

Et si je célébrais simplement, comme il se doit, mon travail. Le fait d'avoir un emploi sûr est déjà quelque chose en cette période de grande fébrilité économique. Une rémunération décente, des responsabilités stimulantes, le tout saupoudré de marques d'appréciation à l'occasion font de moi un homme comblé.

Alors nul désir de m'en évader vers les golfs clairs. En tout cas, pas quand il pleut.

Richard

lundi 21 avril 2008

Réchauffement

Comment parler d’autre chose aujourd’hui que de météo. Et du Canadien.

Ça n’a rien à voir avec votre business, mais indirectement, oui. Vos clients sont en ce moment à 50 % touchés par le beau temps et à 50 % par l’âpreté avec laquelle le club de hockey laboure les séries.

Écoutez, l’été est arrivé sans printemps annonciateur. Les bancs de neige sont passés d’un mètre à zéro centimètre en une semaine. Les filles sont passées des bottes en mouton aux sandales en un week-end.

Je serai donc bref, pour ne pas dire explicite. L’ultime match se déroulant ce soir même, on s’en reparlera plus avant demain. Si le club gagne, et qu’en plus le beau temps continue, tout va aller. S’il perd, mais qu’il fait quand même beau, le moral du Québec tout entier sera endeuillé. Alors ne vous obstinez pas avec la réalité et faites comme feront vos clients : prenez une pause.

De toute façon, il fait TELLEMENT beau. Voulez-vous bien me dire ce que vous faites derrière votre ordinateur?

Richard