mardi 24 avril 2012

1+1 peut égaler 3 en assurances

Théoriquement, les avantages de détenir tous ensemble, membres de la même industrie, une police d'assurance en cas d'invalidité, de soins de santé ou de mortalité sont aisés à démontrer. Outre l'économie résultant d'une proposition groupant plusieurs vies (pour employer le jargon des assureurs), il y a des avantages liés à la pertinence du programme, cela du fait qu'une quincaillerie ressemble à une autre, du point de vue des risques.

Sauf qu'il y a tant d'options à négocier avec les assureurs qu'il nous faut mieux connaître votre situation pour orienter les efforts de notre courtier, raison pour laquelle on vous pose quelques questions dans notre sondage du mois. 

Svp, quelques minutes de votre temps nous aiderons à vous aider. Cliquez ici. Merci.

jeudi 19 avril 2012

L'alibi

Mascouche et Tripoli, même combat?

Rien n'assemblait la banlieusarde des Basses-Laurentides à la capitale libyenne jusqu'à ce qu'on découvre que certaines firmes de génie et certains constructeurs sans scrupules arrangent les affaires à coups de pots-de-vin en collusion avec les édiles locaux des deux villes.

Tout le monde impliqué semble trouver une justification pour se comporter hors des lois et du sens éthique.

"C'est pas moi, c'est l'autre"

"On n'a pas le choix pour faire des affaires ici"

Si bien que le même scénario se perpétue.

Le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada va jusqu'à banaliser la chose en écrivant sur son site qu'aucun pays n'est entièrement exempt de corruption. En effet, selon l'organisme Transparency International, il y a neuf pays occidentaux qui affichent un niveau de corruption plus bas que le Canada.

Gouvernance bien ordonnée commence par soi-même. Il y bien sûr la Commission Charbonneau, si vous vous invitez. Mais on peut aussi signaler toute demande de pots-de-vin ou d'extorsion au site BRIBEline, un endroit sûr et anonyme pour aider à combattre la corruption.

L'objectif de BRIBEline est de recueillir des renseignements sur les agents officiels ou quasi officiels - gouvernements, organisations internationales, forces de sûreté, entreprises d'État, etc. - qui sollicitent des pots-de-vin; il ne sollicite pas et ne recueille pas d'informations sur ceux qui paient, ou offrent de payer, des pots-de-vin. 

Les renseignements recueillis ne servent pas à faire des poursuites en justice ou des enquêtes. L'information agrégée sera rendue publique pour mettre en lumière un point particulier dans des points chauds, de façon à pouvoir améliorer la situation et permettre aux sociétés de mieux gérer le risque.

Le petit pourcentage de fourbes dans l'industrie et dans les hôtels de ville et ministères nuisent à tous ceux et celles qui font des affaires proprement. Il faut non seulement éviter les pièges du graissage, mais aussi dénoncer ceux qui s'y prêtent.







jeudi 12 avril 2012

Changement de climat

Alors que les étudiants défendent leurs positions sous l'amusant slogan "Un printemps érable", en clin d'oeil au printemps mouvementé survenu dans les pays arabes, voilà que la Fondation Suzuki nous invite à s'offrir un printemps tranquille le 22 avril.

Artistes et simples citoyens, moi inclus, sont maintenant 26 485 (au moment d'écrire ce blogue) signataires de la Déclaration ci-dessous:

On se fait un printemps!
Nous,
Hommes, femmes et enfants de bonne volonté

Nous nous rassemblons pour dire au monde que nous avons à cœur

La terre riche, généreuse et fragile que nous habitons

Et la défense du bien commun en ce pays;
Nous nous rassemblons parce que nous sommes convaincus
Qu'avec notre potentiel et notre savoir-faire

Nous pouvons adopter une meilleure stratégie dans l'usage du trésor

Que sont nos terres, notre eau et l'air qu'on respire;
Nous nous rassemblons
Parce que nous croyons que l'utilisation de nos richesses naturelles

Doit se faire en accord avec les populations

En harmonie avec la nature

Au profit de tout le monde

Et dans l'intérêt des générations à venir;
Nous nous rassemblons parce que nous croyons qu'il est possible
De nous développer selon un modèle

Qui soit une source d'enrichissement réel, de progrès et de fierté

Et une source d'inspiration pour le monde entier;
Nous affirmons que nous sommes favorables au développement, à un développement qui soit viable, qui fasse une large part aux énergies renouvelables, au transport écologique, au commerce équitable, à la revitalisation des régions et à une agriculture durable et nous affirmons qu'il est capital d'orienter nos efforts vers une économie où prospérité sera synonyme de qualité de vie;
Nous nous rassemblons pour dénoncer le désengagement du Protocole de Kyoto, les dégradations dues à l'exploitation des sables bitumineux, les modèles actuels de développement minier et forestier, les risques liés à l'exploitation du gaz de schiste, du pétrole, de l'uranium et à l'utilisation de l'énergie nucléaire sur notre territoire;
Nous refusons d'être dépossédés de nos richesses et des sources d'un véritable progrès.

Les passéistes qui prétendent que nos jeunes ne sont plus politisés comme autrefois peuvent aller se rhabiller. Et ce faisant, ils constateront à quel degré ce printemps s'annonce chaud.   

Pour signer la Déclaration du 22 avril, cliquez ici. 

Pour visionner la vidéo des artistes en appui, cliquez ici ou sur l'image.



Pour participer au rendez-vous à 14 h le 22 avril au Quartier des spectacles à Montréal, cliquez ici. 




jeudi 5 avril 2012

Non au jequiriti, mais oui à tout le reste!

«C'est se tirer dans le pied, lance Benoît Fournier, gérant de la Quincaillerie Lacolle, située dans la municipalité du même nom, à moins de 10 kilomètres de la frontière américaine. Les gens vont déjà faire le plein aux États-Unis parce que ça coûte beaucoup moins cher, ils achètent leur épicerie de l'autre côté, alors s'ils ont encore le droit d'en acheter plus, ils vont en acheter plus.»

Un de nos membres n'a pas mis sa langue dans sa poche pour commenter au journal La Presse l'impact appréhendé de la hausse de 300 % de l'exemption de taxes sur les articles achetés par des Canadiens aux États-Unis.

La mesure a été dévoilée dans le dernier budget fédéral, le 29 mars. À compter du 1er juin, les Canadiens ayant séjourné au moins 24 heures à l'étranger seront exemptés de taxes si leurs achats ne dépassent pas 200$, au lieu de seulement 50 $. Pour un séjour de 48 heures et plus, le plafond d'imposition passera quant à lui à 800$.

L'encouragement à acheter américain directement sera amplifié par le fait que l'attente aux douanes sera moins longue. C'est d'ailleurs ce seul objectif que poursuivait le gouvernement conservateur en annonçant la nouvelle.

Ajoutons la parité du huard local avec le billet vert, et voilà que la table est mise pour rendre la vie bien difficile pour environ le quart des 800 marchands membres de l'AQMAT, ceux situés dans un rayon de moins de 200 km des frontières américaines...

Le président du Conseil québécois du commerce de détail, Me Gaston Lafleur, s'est permis du sarcasme devant la nouvelle donne: "Je trouve que c'est une grande largesse pour les entreprises américaines. Je ne comprends pas le raisonnement du gouvernement Harper".

Le Conseil canadien du commerce de détail qualifie d'incohérent le ministre Flaherty du fait que l'augmentation des exemptions survient au moment où le Sénat se penche, à sa propre demande, sur le problème du trop grand écart entre les prix de détail canadiens et américains.

Pendant ce temps, officiellement, sur le site du Gouvernement du Canada, on ne compte que sept produits américains interdits sur le territoire canadien. Attention, ce qui suit est vrai, vous allez rigoler:
1. Les marchettes pour bébés
2. Les dispositifs d'appui de biberons
3. Les balles de yo-yo (!)
4. Le nécessaire pour gonfler des ballons
5. Les bougies qui se rallument automatiquement après les avoir éteintes (!!)
6. Les fléchettes de pelouse à bout allongé
7. Les graines de jequiriti (!!!)

Qui connaît les fèves de Jequiriti? Pourtant, on ne peut en importer. Mais pour tout le reste, du tournevis à la planche de mélamine, en passant par la peinture et le bardeau, aucun problème. Bring them on!

Un dossier à suivre que ces hausses d'exemption... et à contrecarrer, si possible.

jeudi 22 mars 2012

Si j'avais les ailes d'un ange...

C'est inspiré par le voyage, l'ouverture sur les autres marchés de l'Amérique du Nord, sur les manières de faire de nos voisins du Canada anglais et des États-Unis, que s'est tenue la troisième édition du Congrès des décideurs, le 13 mars, au Manoir Rouville-Campbell à Mont-Saint-Hilaire.

On a franchi la barre psychologique des cent participants pour le programme de jour. C'est encore de tout petits chiffres, mais la progression, elle, est grande puisqu'on passe d'une soixantaine de personnes lors de l'édition initiale à 80 et quelque l'an passé pour finalement atteindre 108 inscrits en 2012.

En soirée, on double notre participation sur trois ans. L'assistance tournait autour d'une soixantaine de personnes à l'époque de Lanni Ristorante comme lieu d'accueil. On s'est déplacé vers le Centre La Renaissance à Montréal-Nord l'an passée qui nous a fait atteindre environ 125 participants, pour se fixer à 144 convives mardi dernier.

L'assemblée générale, elle, a été stable avec la présence de près de 60 personnes représentant une quarantaine d'entreprises membres, ce qui est fort satisfaisant, d'autant que la concurrence du bar de la salle voisine se faisait sentir...

Nous reviendrons dans les pages du magazine Quart de Rond avec moult détails sur les informations et les décisions qui ont été prises à l'occasion du congrès et de l'assemblée. Pour l'heure, laissons parler quelques photos.

Quoique, je me permets de rêver une dernière fois à ce thème "Si j'avais les ailes d'un ange..." et d'imaginer à quel point pourrait être populaire l'idée d'entendre et de voir l'an prochain au 4e Congrès des décideurs des témoignages de quincailliers venus des cinq continents: un quincaillier chinois, un quincaillier australien, un quincaillier mexicain ou argentin, un quincaillier allemand ou français et un quincaillier de l'Ouest canadien ou des Maritimes. Et pourquoi pas, un quincaillier amérindien, voire inuit!

L'idée va cheminer au sein du comité organisateur...










jeudi 8 mars 2012

Talons hauts à cap d’acier


En ce jeudi 8 mars, journée de la femme, journée des femmes en fait, je vais céder ma place et ma plume à Karine, ma coordonnatrice aux communications. 
*****
Écrire le blogue de cette semaine à la place du président, voilà une jolie fleur que je cueille sans hésitation! Cette permission toute spéciale me permet de m'éloigner un moment du registre technique du boulot pour laisser libre cours à mon instinct littéraire.

Déjà deux mois depuis mon arrivée dans les bureaux de l’AQMAT. Non, pas déjà, seulement! Le temps passe si vite!

Au cours des dernières semaines, j’apprivoise un milieu jusqu’alors inconnu. Vous auriez dû voir la réaction de mon entourage quand je leur ai annoncé que j’allais travailler à l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction! Mon frère fut le plus éloquent avec son « Fais attention de ne pas te clouer la main sur ton bureau! » Ah! Les frères! Mais je dois admettre que je comprends sa réaction. Je n’y connaissais pas grand chose. Et mes habiletés manuelles sont disons… en développement.

Je ne m’en cache pas : je n’aurais jamais cru travailler dans ce domaine. Pour moi, une quincaillerie se résumait à l’endroit où mon père était si heureux de m’amener le samedi matin.

Au fil des jours, c’est un domaine que j’apprends à découvrir, avec toutes ses subtilités et sa complexité. Un milieu riche en ressources matérielles, également humaines.

D’un œil extérieur, on imagine souvent que les univers de la quincaillerie et de la construction sont des milieux où règne principalement la testostérone. Avec joie, je constate de plus en plus que les femmes tiennent une place importante dans nos rangs. En commençant par le personnel de l’AQMAT - où on est même majoritaires !

Près de 40 % de mes personnes contact pour le prochain Catalogue des Nouveautés (qui sortira dans deux semaines) sont des femmes. Des femmes qui prennent leur place et jouent un rôle important. Chez les distributeurs, manufacturiers et quincailleries membres de notre association, que ce soit à la réception, aux communications, à la comptabilité ou directement « sur le plancher » comme directrices de projets, gérantes de succursales ou propriétaires de quincaillerie, les femmes ont fait leur place dans cette industrie autrefois réservée à la gente masculine.

Il est important d’être fière de travailler dans ce domaine, et pourquoi pas, de l’être en talons hauts! Être une femme, c’est arborer fièrement son veston rose, mais aussi être capable de reléguer les escarpins au placard pour enfiler des bottes à cap d’acier et mettre la main à la pâte.

Des femmes avant nous se sont battues pour une équité à laquelle nous avons (presque) droit aujourd’hui. C’est en leur nom que l’on retrousse nos manches et qu’on taille notre place dans ces différentes entreprises. Peu importe le département, peu importe le secteur d’activité.

Rappelons-nous d’elles.

Je lève mon verre (d’eau, puisque je suis au boulot!) à elles, à nous, à vous.

Ah! Eh puis, à vous aussi messieurs!

Karine Cotnoir, coordonnatrice aux communications

jeudi 1 mars 2012

Acheter globalement, vendre continentalement

Nous voilà à la porte du 3e Congrès des décideurs de l'AQMAT. Au coeur de l'événement, pour faire changement, un faux débat.

On ne s'obstinera pas longtemps sur le parquet du Manoir Rouville-Campbell, le 13 mars. Tout le monde tombera vite d'accord sur la nécessité de travailler main dans la main avec nos voisins d'Ontario et avec les États-Unis.

En effet, le meilleur des deux mondes ne se trouve ni dans le déchirement entre renier ses racines en embrassant le monde dans sa globalité, ni dans la négation de l'interdépendance des cultures et des économies en piétinant avec des œillères.

On conviendra qu'il n'y a pas d'antagonismes entre utiliser ce que l'autre, même lointain, a de meilleur à offrir tout en gardant une place privilégiée, la première place, à ce que les nôtres font.


Voilà le common ground du congrès.


***** 


Le choix des armes à brandir et des chemins à emprunter est plus discutable. La décision ne s'impose pas avec évidence.



Pour chaque d'entre nous, pour l'AQMAT aussi en tant que corps intermédiaire, la question qui se pose est de nature stratégique. Je dirais même plutôt tactique.


L'Ontario est là. Forte. Comme immuable. Les États-Unis, ébranlés récemment, demeurent somme toute, et encore pour longtemps, la puissance numéro un du monde. À preuve, PIB Chine 2011= 5900 milliards de dollars vs PIB américain= 14 660 milliards de dollars. L'écart est de 2,5 fois. Le Canada, avec son 1,5 milliard de dollars, ferme loin la marche. 

Alors comment affronter et gagner contre ces géants?

Comment ne pas brûler son énergie, sa réputation ni son temps?

De belles équations à résoudre ensemble le 13 mars.

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