Qel bonne nouvel cet sinplificacion du franssais dont les journal ont parler.
Fini de se casser la tete et de fair compliqué.
Et poussons sur la minis pour écrir pas jus nimporte qoi, mais aussi nimporte comment. Nivlons lélève par le bas.
La paraisse au pouvoir.
C’est foul chil com mezur!
Chaque semaine, le président et chef de la direction de l'Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT) invite les membres et amis à lire son point de vue, puis à y réagir. Les sujets couvrent tant l'actualité socio-économique, voire politique, que des questions d'ordre organique, c'est-à-dire relatives à la vie de l'association elle-même.
jeudi 19 novembre 2009
jeudi 12 novembre 2009
Le mois des salons
Novembre, mois des morts, comme d’habitude. Non, pas comme d’habitude. Un très proche cousin vient de voir sa jeune quarantaine happée par une tumeur au cerveau. Quelques mois ont suffi. Il est exposé au salon demain.
Par chance, le soleil luit. Ses filles grandissent. Vue ainsi, la vie est éternelle...
Parlant de salons, mon Dieu que le mois est vivant! À évoquer seulement les foires directement reliées à notre industrie, on a le tournis. À l’intérieur d’une vingtaine de jours, au Québec seulement, se tiennent les salons suivants :
− BMR les 5-6 novembre
− CanWel les 21-22 novembre
− Coop/Unimat les 25-26 novembre
− RONA les 27-28 novembre
Pensons aussi qu’en amont et en aval des dates mentionnées, il y a le montage et le démontage. Et ce n’est pas parce qu’il y a des salons à monter et à animer que le travail normal de la semaine se fait plus léger.
Que je n’aimerais pas être un représentant des ventes ou un agent dans la quincaillerie ou les matériaux en ce novembre! Les week-ends en famille se font rares. Le monde dans les stands est plus vert que les produits écolos qu’ils vantent. Vite les doses de vitamines ou d’échinacée pour suppléer au souffle court ou aux étourdissements!
Je chiale, mais voyons le côté brillant de la situation : tous ces salons aux emplacements d’exposition bien occupés et aux allées souvent bondées prouvent que notre secteur d’activité se porte bien. Alors, au fond, ce novembre fou dans la vie personnelle est une bénédiction attendue chaque année par les reps. Sans ce novembre, ce n’est pas un douzième de leur revenu qui manquerait, c’est peut-être le tiers de leur année.
Alors célébrons novembre. Profitons- en. Vivons chaque moment passé au salon... comme si c’était notre dernier.
Par chance, le soleil luit. Ses filles grandissent. Vue ainsi, la vie est éternelle...
Parlant de salons, mon Dieu que le mois est vivant! À évoquer seulement les foires directement reliées à notre industrie, on a le tournis. À l’intérieur d’une vingtaine de jours, au Québec seulement, se tiennent les salons suivants :
− BMR les 5-6 novembre
− CanWel les 21-22 novembre
− Coop/Unimat les 25-26 novembre
− RONA les 27-28 novembre
Pensons aussi qu’en amont et en aval des dates mentionnées, il y a le montage et le démontage. Et ce n’est pas parce qu’il y a des salons à monter et à animer que le travail normal de la semaine se fait plus léger.
Que je n’aimerais pas être un représentant des ventes ou un agent dans la quincaillerie ou les matériaux en ce novembre! Les week-ends en famille se font rares. Le monde dans les stands est plus vert que les produits écolos qu’ils vantent. Vite les doses de vitamines ou d’échinacée pour suppléer au souffle court ou aux étourdissements!
Je chiale, mais voyons le côté brillant de la situation : tous ces salons aux emplacements d’exposition bien occupés et aux allées souvent bondées prouvent que notre secteur d’activité se porte bien. Alors, au fond, ce novembre fou dans la vie personnelle est une bénédiction attendue chaque année par les reps. Sans ce novembre, ce n’est pas un douzième de leur revenu qui manquerait, c’est peut-être le tiers de leur année.
Alors célébrons novembre. Profitons- en. Vivons chaque moment passé au salon... comme si c’était notre dernier.
jeudi 5 novembre 2009
La santé congestionnée
Je m’étonne qu’on s’étonne. Les hôpitaux québécois sont généralement dépassés par les événements courants qu’apporte chacun des 365 jours de l’année, c’est-à-dire quand il n’y a pas de choléra 2.0 appelé A(H1N1), quand il n’y a ni pandémie ni épidémie. Juste des chutes sur les trottoirs et des otites. Alors pourquoi être surpris du chaos et de l’improvisation provoqués par l’arrivage boni, en moins de 60 jours, de 1,4 million de patients en mal justement de patience... et de vaccins... ou de coupons de vaccin!
Je m’étonne qu’on s’étonne. Même un dossier beaucoup plus tangible, fait de briques et de béton et non pas de panique et d’émotions, comme le CHUM, n’arrive pas à lever de terre depuis son annonce il y a quatorze ans et six milliards de dollars plus tard. Et je ne fais pas ici de politique puisque le surplace du dossier a traversé six ministres de la Santé et quatre premiers ministres de toutes allégeances.
On a raison de craindre la grippe. De s’en prévenir au point de s’en vacciner. On la vaincra. Un mal chronique d’efficience et de gros bon sens ne semble toutefois pas près de trouver son remède; cette congestion à laquelle il faudra un jour s’attaquer qui règne en fou au sein du ministère de la Santé et des services sociaux du Québec. Ce département siphonne nos taxes et une grosse part des intérêts sur la dette cumulée du gouvernement. Son anémie entrave la bonne marche économique de nos entreprises et nuit à la paix sociale et personnelle, marques de commerce de l’Amérique du Nord.
Excusez ma frustration. Je ne pouvais contenir cet éternuement.
Je m’étonne qu’on s’étonne. Même un dossier beaucoup plus tangible, fait de briques et de béton et non pas de panique et d’émotions, comme le CHUM, n’arrive pas à lever de terre depuis son annonce il y a quatorze ans et six milliards de dollars plus tard. Et je ne fais pas ici de politique puisque le surplace du dossier a traversé six ministres de la Santé et quatre premiers ministres de toutes allégeances.
On a raison de craindre la grippe. De s’en prévenir au point de s’en vacciner. On la vaincra. Un mal chronique d’efficience et de gros bon sens ne semble toutefois pas près de trouver son remède; cette congestion à laquelle il faudra un jour s’attaquer qui règne en fou au sein du ministère de la Santé et des services sociaux du Québec. Ce département siphonne nos taxes et une grosse part des intérêts sur la dette cumulée du gouvernement. Son anémie entrave la bonne marche économique de nos entreprises et nuit à la paix sociale et personnelle, marques de commerce de l’Amérique du Nord.
Excusez ma frustration. Je ne pouvais contenir cet éternuement.
jeudi 29 octobre 2009
Le bon, la brute et les truands
Le bon, c’est Gérald. Il est si gentil qu’on va l’appeler ici par son prénom. On voudrait tous un oncle comme ça. Le genre candide, fin, qui tourne les coins ronds. Mais a-t-il géré en bon père de famille bienveillant? Mon propre papa s’appelle Gérald. À la différence qu’il a toujours veillé sur nos intérêts.
La brute, c’est la madame Harel. La mèche courte et rebelle. Dure. Dure à aimer aussi. Elle tourne les coins ni ronds ni carrés : elle avance, point. C’est sûr qu’on ne la voudrait pas comme marraine parce que les cadeaux seraient rares. Comme maire plutôt que comme mère. L’administration aurait des dents, mais aurait-elle de la dentelle?
Je ne parle pas de Richard Bergeron, sinon que pour deviner ce que pourrait faire cet émotif au jugement faillible avec 4 milliards de dollars entre les mains. Il n’a pas besoin de prendre le pouvoir pour qu’on imagine que ses dehors de démocrate hypertrophié peuvent cacher un impulsif qui pourrait diriger Montréal... droit dans le mur!
Le pire dans tout cela, c’est que les jeux semblent se décider ailleurs que dans le bureau ovale (en fait, je ne sais pas s’il est ovale, celui-là) de l’Hôtel de ville. Car il y a deux Montréal. Non, il y en a trois.
Il y a la ville en tant que territoire et métropole. Le surplace du CHUM, la perpétuelle congestion des routes et des ponts, les limites de l’aéroport, autant de dossiers sur lesquels le maire ou la mairesse ont peu de prise.
Il y a la ville en tant que Ville. L’administrative. Le bon a acheté chèrement la paix avec ses banlieues internes et multilinguistiques, la brute voudra les deux mains sur le volant au prix même de la paix sociale. L’autre improviserait.
Puis il y a la vraie ville. La communauté. Avec ses truands et leurs acolytes, qui salissent le sens noble du capitalisme joué dans les règles. Je ne vous les présente pas, les médias s’en chargent. Heureusement, d’ailleurs. Ils sont notre espoir.
C’est ça la seule et véritable question à se poser dans l’isoloir, à Montréal comme dans les centaines d’autres municipalités aux urnes ce premier novembre : qui a la bonté du cœur et j’ose dire la force brute pour qu’on cesse de nous mener en bateau?
La brute, c’est la madame Harel. La mèche courte et rebelle. Dure. Dure à aimer aussi. Elle tourne les coins ni ronds ni carrés : elle avance, point. C’est sûr qu’on ne la voudrait pas comme marraine parce que les cadeaux seraient rares. Comme maire plutôt que comme mère. L’administration aurait des dents, mais aurait-elle de la dentelle?
Je ne parle pas de Richard Bergeron, sinon que pour deviner ce que pourrait faire cet émotif au jugement faillible avec 4 milliards de dollars entre les mains. Il n’a pas besoin de prendre le pouvoir pour qu’on imagine que ses dehors de démocrate hypertrophié peuvent cacher un impulsif qui pourrait diriger Montréal... droit dans le mur!
Le pire dans tout cela, c’est que les jeux semblent se décider ailleurs que dans le bureau ovale (en fait, je ne sais pas s’il est ovale, celui-là) de l’Hôtel de ville. Car il y a deux Montréal. Non, il y en a trois.
Il y a la ville en tant que territoire et métropole. Le surplace du CHUM, la perpétuelle congestion des routes et des ponts, les limites de l’aéroport, autant de dossiers sur lesquels le maire ou la mairesse ont peu de prise.
Il y a la ville en tant que Ville. L’administrative. Le bon a acheté chèrement la paix avec ses banlieues internes et multilinguistiques, la brute voudra les deux mains sur le volant au prix même de la paix sociale. L’autre improviserait.
Puis il y a la vraie ville. La communauté. Avec ses truands et leurs acolytes, qui salissent le sens noble du capitalisme joué dans les règles. Je ne vous les présente pas, les médias s’en chargent. Heureusement, d’ailleurs. Ils sont notre espoir.
C’est ça la seule et véritable question à se poser dans l’isoloir, à Montréal comme dans les centaines d’autres municipalités aux urnes ce premier novembre : qui a la bonté du cœur et j’ose dire la force brute pour qu’on cesse de nous mener en bateau?
jeudi 22 octobre 2009
Notre secteur d’activité et les autres
La plupart des gars aiment les beaux chars. Les filles aussi aiment les voitures, sauf qu’elles l’admettent rarement. Elles se prononcent plus aisément sur les chaussures. Remarquez, je connais aussi quelques gars qui aiment les belles chaussures, je ne les nommerai pas, histoire de préserver leur dignité mâle.
Sauf que tout en haut de la pyramide des biens de consommation, au-dessus même des vacances à Bornéo ou de la télé plate (je parle de l’écran, pas du contenu, quoique certains jours... mais ça, c’est un autre sujet), il y a la maison qui trône. Construire ou rénover une maison demeure la chose la plus chère, la plus valorisante qu’on puisse se procurer au cours d’une vie.
On a beau en être à son troisième ou quatrième achat de maison, la démarche et le résultat ne se comparent avec rien d’autre. La dernière acquisition est la plus belle, du moins la plus appréciée parce qu’elle est à nous maintenant.
C’est sentimental. On pleure ou presque quand on vend et quand on achète une propriété. On est heureux, que dis-je, bienheureux quand nos proches admirent nos travaux de rénovation fraîchement accomplis.
La nourriture et, partant, les activités agroalimentaires, ont aussi le pouvoir de nous toucher. Dans l’éphémère cependant. Sans le feeling d’éternité qui s’empare de nous le premier jour, la première nuit, dans notre nouvelle demeure.
Tout cela pour rappeler à quel point nous travaillons dans un secteur absolument privilégié. Vous êtes quincaillier ou dans les matériaux. C’est vrai, mais c’est incomplet. Vous êtes plus que quiconque des marchands de bonheur.
Je le sais. Aujourd’hui, je viens de tomber pour une belle victorienne, en pierres et mansardée, avec devant elle que des demeures du XIXe et derrière une ruelle champêtre contrastant avec le square Saint-Louis voisin. J’ai déjà en tête un puits de soleil dans la salle de bain et un solarium respirant le bois et la lumière.
Grosse dépense? Oui et non. Grande émotion et belle vie? Deux fois oui.
Aucune voiture − ni chaussure − n’arrivera jamais à la cheville de votre secteur d’activité : ma maison!
Sauf que tout en haut de la pyramide des biens de consommation, au-dessus même des vacances à Bornéo ou de la télé plate (je parle de l’écran, pas du contenu, quoique certains jours... mais ça, c’est un autre sujet), il y a la maison qui trône. Construire ou rénover une maison demeure la chose la plus chère, la plus valorisante qu’on puisse se procurer au cours d’une vie.
On a beau en être à son troisième ou quatrième achat de maison, la démarche et le résultat ne se comparent avec rien d’autre. La dernière acquisition est la plus belle, du moins la plus appréciée parce qu’elle est à nous maintenant.
C’est sentimental. On pleure ou presque quand on vend et quand on achète une propriété. On est heureux, que dis-je, bienheureux quand nos proches admirent nos travaux de rénovation fraîchement accomplis.
La nourriture et, partant, les activités agroalimentaires, ont aussi le pouvoir de nous toucher. Dans l’éphémère cependant. Sans le feeling d’éternité qui s’empare de nous le premier jour, la première nuit, dans notre nouvelle demeure.
Tout cela pour rappeler à quel point nous travaillons dans un secteur absolument privilégié. Vous êtes quincaillier ou dans les matériaux. C’est vrai, mais c’est incomplet. Vous êtes plus que quiconque des marchands de bonheur.
Je le sais. Aujourd’hui, je viens de tomber pour une belle victorienne, en pierres et mansardée, avec devant elle que des demeures du XIXe et derrière une ruelle champêtre contrastant avec le square Saint-Louis voisin. J’ai déjà en tête un puits de soleil dans la salle de bain et un solarium respirant le bois et la lumière.
Grosse dépense? Oui et non. Grande émotion et belle vie? Deux fois oui.
Aucune voiture − ni chaussure − n’arrivera jamais à la cheville de votre secteur d’activité : ma maison!
jeudi 8 octobre 2009
Le cœur à l’ouvrage
On peut bien googleliser, facebooker, s’emailer, dans les affaires, rien ne peut remplacer et ne remplacera une vraie poignée de main, un véritable échange de sourires, des relations entre des humains faits non pas de chair et d’os, comme les apparences portent à le croire, mais de sentiments, d’intentions, bref, de vie.
On a beau communiquer via Quart de Rond, l’infolettre Xpress et ce blogue, tout cela ne fait pas le poids en comparaison avec la possibilité de voir, avec son intelligence, avec ses sens, des marchands et des fournisseurs blaguer, se remémorer, créer, inventer, négocier, s’entendre sur des affaires, dans un cadre convivial comme celui créé hier, le 7 octobre, à l’occasion de la première soirée « Réseautage et gastronomie » de l’automne organisée par l’AQMAT.
C’était bon, c’était beau, c’était utile. On voyait le cœur à l’ouvrage. Ce que jamais le courriel ou le Web ne feront battre.
Comme quoi les choses simples et traditionnelles ont heureusement encore leur place.
Psitt! Une autre soirée « Réseautage et gastronomie », cette fois à Québec, aura lieu le 11 novembre.
On a beau communiquer via Quart de Rond, l’infolettre Xpress et ce blogue, tout cela ne fait pas le poids en comparaison avec la possibilité de voir, avec son intelligence, avec ses sens, des marchands et des fournisseurs blaguer, se remémorer, créer, inventer, négocier, s’entendre sur des affaires, dans un cadre convivial comme celui créé hier, le 7 octobre, à l’occasion de la première soirée « Réseautage et gastronomie » de l’automne organisée par l’AQMAT.
C’était bon, c’était beau, c’était utile. On voyait le cœur à l’ouvrage. Ce que jamais le courriel ou le Web ne feront battre.
Comme quoi les choses simples et traditionnelles ont heureusement encore leur place.
Psitt! Une autre soirée « Réseautage et gastronomie », cette fois à Québec, aura lieu le 11 novembre.
jeudi 1 octobre 2009
Taxer juste, c’est agir avec vision
Je ne me ferai que des amis en écrivant que les gouvernements doivent surtaxer la consommation des produits néfastes. En spécifiant les produits visés, certains passeront dans le camp ennemi parce qu’ils en font (trop) usage. Je pense ici aux produits du tabac, aux boissons alcoolisées, aux aliments vides sur le plan nutritif et, bien sûr, aux grosses cylindrées (sauf pour usage professionnel). D’autres ajouteraient les services de bronzage ou de chirurgie esthétique, les courses de voitures, etc.
On arrête où, au fait?
L’État est mal barré s’il se dirige dans cette voie. Il fait encore plus mauvaise route s’il se met à tarifer « steady pis égal » tout le monde, confondant alors deux mots proches : l’équité et l’égalité.
Tout le monde, à gauche comme à droite, sera d’accord pour dire que les familles nombreuses et pauvres ne pourraient ingérer une augmentation des tarifs d’électricité aussi facilement qu’un couple aisé et consommateur.
De telles mesures ne feront qu’exacerber une frange de nos compatriotes, dont on fait tous partie à un moment ou à un autre. Se considérant alors victimes, voire martyrs, les surtaxés enragent contre le percepteur et, par extension, contre l’autre population, la plus verte, plus saine, plus énervante pour eux.
De fait, de telles mesures, tout comme les tickets modérateurs, ont autant d’effet que des diachylons sur des bobos. Il faut s’attaquer à la racine des maux pour les régler.
Ainsi, avant de surpénaliser les gestes négatifs envers la planète, il convient de s’assurer de ne pas alourdir la charge fiscale globale. Tous les statisticiens nous la sorte parce qu’elle est fondée : on est fortement imposés. Faut pas en rajouter. Par exemple, j’ai une amie qui était tout heureuse de revenir au Québec après quelques années à Toronto, d’autant plus qu’elle gagnerait 3 000 $ supplémentaire. Elle déchante après sa première paie, car son revenu net est inférieur d’environ 2 000 $!
Une pression maximale pèse sur les revenus du travailleur québécois. Il faut certes réorienter les modes de production et de consommation vers un modèle plus durable, sans cependant toucher ni le pouvoir d’achat des ménages, ni la compétitivité des entreprises, ni le budget de l’État.
Une délicate ingénierie fiscale doit commencer pour faire en sorte que les modes de production − et pas seulement de consommation − les plus respectueux de l’environnement deviennent financièrement les plus avantageux et les comportements écoresponsables s’imposeront d’eux-mêmes. Les recettes générées par une approche dite de « fiscalité verte » sont naturellement appelées à décroître progressivement, affaissement en revanche compensée par un allègement des dépenses sèches. Par exemple, la diminution du trafic automobile induira une réduction des budgets pour l’entretien des routes, des frais de santé liés à la pollution, des coûts liés au temps perdu dans les embouteillages, etc.
Je suis de l’école qui prétend que pour être équitable, on est parfois obligé d’être inégal. Cette même façon de penser préférera la discrimination au nivellement vers les médianes. Haussons le ton en faveur d’un développement durable et éduquons plutôt que de simplement hausser nos taxes et nos impôts.
On arrête où, au fait?
L’État est mal barré s’il se dirige dans cette voie. Il fait encore plus mauvaise route s’il se met à tarifer « steady pis égal » tout le monde, confondant alors deux mots proches : l’équité et l’égalité.
Tout le monde, à gauche comme à droite, sera d’accord pour dire que les familles nombreuses et pauvres ne pourraient ingérer une augmentation des tarifs d’électricité aussi facilement qu’un couple aisé et consommateur.
De telles mesures ne feront qu’exacerber une frange de nos compatriotes, dont on fait tous partie à un moment ou à un autre. Se considérant alors victimes, voire martyrs, les surtaxés enragent contre le percepteur et, par extension, contre l’autre population, la plus verte, plus saine, plus énervante pour eux.
De fait, de telles mesures, tout comme les tickets modérateurs, ont autant d’effet que des diachylons sur des bobos. Il faut s’attaquer à la racine des maux pour les régler.
Ainsi, avant de surpénaliser les gestes négatifs envers la planète, il convient de s’assurer de ne pas alourdir la charge fiscale globale. Tous les statisticiens nous la sorte parce qu’elle est fondée : on est fortement imposés. Faut pas en rajouter. Par exemple, j’ai une amie qui était tout heureuse de revenir au Québec après quelques années à Toronto, d’autant plus qu’elle gagnerait 3 000 $ supplémentaire. Elle déchante après sa première paie, car son revenu net est inférieur d’environ 2 000 $!
Une pression maximale pèse sur les revenus du travailleur québécois. Il faut certes réorienter les modes de production et de consommation vers un modèle plus durable, sans cependant toucher ni le pouvoir d’achat des ménages, ni la compétitivité des entreprises, ni le budget de l’État.
Une délicate ingénierie fiscale doit commencer pour faire en sorte que les modes de production − et pas seulement de consommation − les plus respectueux de l’environnement deviennent financièrement les plus avantageux et les comportements écoresponsables s’imposeront d’eux-mêmes. Les recettes générées par une approche dite de « fiscalité verte » sont naturellement appelées à décroître progressivement, affaissement en revanche compensée par un allègement des dépenses sèches. Par exemple, la diminution du trafic automobile induira une réduction des budgets pour l’entretien des routes, des frais de santé liés à la pollution, des coûts liés au temps perdu dans les embouteillages, etc.
Je suis de l’école qui prétend que pour être équitable, on est parfois obligé d’être inégal. Cette même façon de penser préférera la discrimination au nivellement vers les médianes. Haussons le ton en faveur d’un développement durable et éduquons plutôt que de simplement hausser nos taxes et nos impôts.
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