Tout a commencé dimanche. Dimanche dernier. Soixante-dix marchands et fournisseurs ont bravé l’affront du beau temps et ont fait fi de leur horaire déjà surchargé pour répondre à l’appel de leur association.
C’était beau à voir. Des Home Hardware, des Coop, des RONA, des PRO et des Ace en devenir, beaucoup d’indépendants, tous ensemble, avec les fournisseurs, venus apprendre les dernières tendances du rénovateur, les secrets des grandes surfaces, les projets gouvernementaux. Mais c’est surtout de les voir discuter « des vraies affaires », autour de tables à huit, et de constater qu’ils ramaient de manière ordonnée et passionnée, unis, eux concurrents tous les autres jours, c’est cela qui était émouvant. Les quatre ateliers de l’après-midi ont donc filé vite...
Voilà des moments qui donnent un sens, non! qui donnent LE sens à mon travail à l’AQMAT.
On m’a choisi comme porte-parole. Mais sans congrès, sans prises de position, de quoi puis-je porte-paroler? Annoncer qu’il a grêlé au tournoi de golf n’intéresserait même pas TQS.
D’entrée de jeu, j’avais demandé aux congressistes s’ils étaient conscients de participer à une journée historique. C’est sur la base de ce noyau dur de 70 personnes que va s’échafauder la nouvelle gouvernance, le nouveau dialogue entre les membres de l’AQMAT, petits et gros, jeunes et vieux.
C’est la renaissance de l’association patronale, rien de moins.
Je dis « renaissance » parce que l’association existe déjà, depuis 1940 en fait. Cependant, il faut avoir pris le temps de relire les journaux de l’époque et les premiers numéros de Quart de Rond pour constater la puissance qu’avait notre groupe. C’est inimaginable. Il n’y a pas un ministre à Québec qui aurait osé annoncer une mesure ou préparer son budget sans avoir consulté notre association dans les années 40, 50, 60, 70 même.
Puis le monde s’est mis à tourner plus vite. Pendant que les agriculteurs renforçaient leur UPA, pendant que les contracteurs et autres corps de métier de la construction se déployaient avec l’ACQ, l’APCHQ et autres, nous, on s’est repliés. On a arrêté de se réunir et de prendre des positions touchant les vraies affaires, la business. On a fermé le grand salon qu’on organisait. On a rempli notre magazine de chroniques déjà publiées ailleurs. On a abandonné tout colloque ou congrès. Puis l’assemblée générale, lieu par excellence des débats de tout organisme, est devenu celui des formalités, adoptées sans enthousiasme.
Certes, nos tournois de golf et nos parties d’huîtres sont réussis. Mais c’est comme si la mondialisation, les Chinois, les big boxes, tout ça nous avait amené dans un état de fatalisme, comme si nous ne pouvions plus avoir d’impact sur notre destinée. Comme si les dés étaient joués.
Vous aviez oublié votre force.
L’habitation, avec ce que cela recèle d’achats et de travaux de réparation et d’entretien, de construction et de rénovation, de décoration aussi et d’aménagement extérieur, forme l’un des quatre pylônes sur lequel repose le commerce de détail aux côtés de l’automobile, de l’alimentation et des pharmacies. Mais en plus, nous autres, on représente le secteur que les gens aiment le plus au monde : leur maison. Leur cocon.
Les autres associations ne vont pas défendre votre profession ni promouvoir vos intérêts. Seule l’AQMAT le fera. Personne ne va corriger les abus ni les inégalités dans les lois si l’AQMAT ne le fait pas.
Mais c’est qui l’AQMAT? Ce sont les 70 premiers congressistes. Individuellement, ils pèsent peu. Mais en vertu du groupe solidaire qu’ils ont formé le dimanche 15 mars 2009, ils prennent de la force.
Ces « super-aqmatiens » vont se multiplier en cours d’année et seront, c’est sûr, deux fois plus nombreux l’an prochain.
Le Congrès des décideurs, d’ici quelques années, rassemblera 500 personnes et s’étalera sur plusieurs journées. Des ministres souhaiteront venir y parler. Des journalistes s’en serviront pour leur une du lendemain.
C’est promis. C’est écrit.
Imprimez cette prédiction. Dans votre cœur. Dans votre porte-feuille. Dans votre agenda.
Chaque semaine, le président et chef de la direction de l'Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT) invite les membres et amis à lire son point de vue, puis à y réagir. Les sujets couvrent tant l'actualité socio-économique, voire politique, que des questions d'ordre organique, c'est-à-dire relatives à la vie de l'association elle-même.
mardi 17 mars 2009
lundi 9 mars 2009
Cherchez la femme
Attention à mon titre. Je n’ai pas dit que je cherchais UNE femme. J’en ai déjà une, et d’ailleurs, elle lit mon blogue, alors...
Non, je parle de toutes les femmes, vous savez, celles qui ont la journée du 8 mars pour elles. Celles qui sont propriétaires de quincailleries et de centres de matériaux. Celles qui occupent des postes de cadres chez nombre de distributeurs et de fabricants. C’est elles que je cherche. Il en faut au conseil d’administration de l’AQMAT.
Hé! les gars, on fait un peu dur. En 2009, aucune femme ne siège au conseil de notre association. De quoi a-t-on l’air comparé au cabinet 50-50 du premier ministre Charest?
Les mises en candidature se terminent ce jeudi. L’élection du nouveau conseil se fait dimanche. Faites part de vos propositions dès maintenant à rdarveau@aqmat.org.
Non, je parle de toutes les femmes, vous savez, celles qui ont la journée du 8 mars pour elles. Celles qui sont propriétaires de quincailleries et de centres de matériaux. Celles qui occupent des postes de cadres chez nombre de distributeurs et de fabricants. C’est elles que je cherche. Il en faut au conseil d’administration de l’AQMAT.
Hé! les gars, on fait un peu dur. En 2009, aucune femme ne siège au conseil de notre association. De quoi a-t-on l’air comparé au cabinet 50-50 du premier ministre Charest?
Les mises en candidature se terminent ce jeudi. L’élection du nouveau conseil se fait dimanche. Faites part de vos propositions dès maintenant à rdarveau@aqmat.org.
mardi 3 mars 2009
Marge d’erreur rétrécie
Le droit à l’erreur existe moins en temps de crise. Commander trop ou pas assez, se tromper dans ses promotions, passer à côté de l’article le plus hot de l’été sont quelques exemples qui peuvent faire la différence, surtout en temps de récession.
Parce que l’argent se fait plus rare, distributeurs et manufacturiers qui vont exposer dans les divers salons de bannières qui commencent dans les prochaines semaines doivent mettre toutes les chances de leur côté en proposant des produits, en fait des solutions, qui vont se vendre vite et bien aux consommateurs.
Pour leur part, les marchands doivent visualiser la marchandise du point de vue du consommateur pour se demander si celle-ci trouvera preneur ou si elle encombrera longtemps les tablettes du magasin.
Autant je constate que nos quincailliers et leurs fournisseurs connaissent ce qu’ils vendent, autant je suis surpris par le peu d’intérêt qu’ils manifestent à l’égard de ceux qui n’achètent pas d’eux. Ce sont là, pourtant, de bien meilleures sources d’information.
Ainsi, à mon arrivée en poste, j’ai surtout consacré mes énergies à aller rencontrer les non-membres pour comprendre pourquoi ils levaient le nez sur l’association créée pour eux. C’est leur feedback qui m’a guidé, bien plus que l’information provenant des fidèles.
C’est fou ce qu’apprendront, le 15 mars, les participants au Congrès des décideurs! Sans avoir encore eu accès aux résultats du sondage qui vient de se terminer vendredi, j’en sais assez pour affirmer que plusieurs préjugés vont tomber. Vos clients potentiels sont possiblement nombreux; encore faut-il que vous les connaissiez pour leur plaire.
L’offre de produits n’est pas tout. Même que certains diront que c’est secondaire; c’est le service qui compte. Où est la vérité? Notre sondage révélera l’importance qu’accordent les rénovateurs et les acheteurs à votre politique de bas prix, à la courtoisie et à l’expertise de votre personnel, à l’emplacement de votre magasin et à la réputation de votre bannière. Drôlement utile, non?
On peut aussi tirer des apprentissages utiles des big boxes américains, Lowe’s en particulier, dont le service de recherche et développement est tellement important. Les désirs des consommateurs de demain, ils les connaissent déjà. Ce sera l’essentiel de la présentation que fera au congrès, traduite en français, Michael McLarney, éditeur de Hardlines.
C’est le temps, maintenant, avant vendredi, d’économiser 50 $, de vous inscrire au Congrès des décideurs. Écrivez à Sylvie Pelletier à spelletier@aqmat.org ou cliquez ici.
Parce que l’argent se fait plus rare, distributeurs et manufacturiers qui vont exposer dans les divers salons de bannières qui commencent dans les prochaines semaines doivent mettre toutes les chances de leur côté en proposant des produits, en fait des solutions, qui vont se vendre vite et bien aux consommateurs.
Pour leur part, les marchands doivent visualiser la marchandise du point de vue du consommateur pour se demander si celle-ci trouvera preneur ou si elle encombrera longtemps les tablettes du magasin.
Autant je constate que nos quincailliers et leurs fournisseurs connaissent ce qu’ils vendent, autant je suis surpris par le peu d’intérêt qu’ils manifestent à l’égard de ceux qui n’achètent pas d’eux. Ce sont là, pourtant, de bien meilleures sources d’information.
Ainsi, à mon arrivée en poste, j’ai surtout consacré mes énergies à aller rencontrer les non-membres pour comprendre pourquoi ils levaient le nez sur l’association créée pour eux. C’est leur feedback qui m’a guidé, bien plus que l’information provenant des fidèles.
C’est fou ce qu’apprendront, le 15 mars, les participants au Congrès des décideurs! Sans avoir encore eu accès aux résultats du sondage qui vient de se terminer vendredi, j’en sais assez pour affirmer que plusieurs préjugés vont tomber. Vos clients potentiels sont possiblement nombreux; encore faut-il que vous les connaissiez pour leur plaire.
L’offre de produits n’est pas tout. Même que certains diront que c’est secondaire; c’est le service qui compte. Où est la vérité? Notre sondage révélera l’importance qu’accordent les rénovateurs et les acheteurs à votre politique de bas prix, à la courtoisie et à l’expertise de votre personnel, à l’emplacement de votre magasin et à la réputation de votre bannière. Drôlement utile, non?
On peut aussi tirer des apprentissages utiles des big boxes américains, Lowe’s en particulier, dont le service de recherche et développement est tellement important. Les désirs des consommateurs de demain, ils les connaissent déjà. Ce sera l’essentiel de la présentation que fera au congrès, traduite en français, Michael McLarney, éditeur de Hardlines.
C’est le temps, maintenant, avant vendredi, d’économiser 50 $, de vous inscrire au Congrès des décideurs. Écrivez à Sylvie Pelletier à spelletier@aqmat.org ou cliquez ici.
mardi 24 février 2009
Beau temps pour l’empowerment
Difficile de traduire le néologisme américain « empowerment » par un seul mot français. Comme c’est souvent le cas, dans notre langue, c’est plus long, plus plate aussi. On pourrait dire « donner du pouvoir à la personne ».
L’empowerment, selon Wikipedia, est le processus d’acquisition d’un « pouvoir », le pouvoir de travailler, de gagner son pain, de décider de son destin de vie sociale en respectant les besoins et conditions de la société. L’autonomie d’une personne lui permet d’exister dans la collectivité sans constituer un fardeau pour celle-ci. La personne autonome est une force pour la collectivité.
C’est ce que l’AQMAT vous offre, le 15 mars, au Complexe Desjardins à Montréal. Une journée pour prendre ou reprendre votre destin en main.
Seuls, même si vous êtes patron d’un grand magasin ou d’une super usine, vous êtes beaucoup moins puissants qu’en groupe. Ce groupe, c’est l’AQMAT: 14 milliards de dollars de chiffre d’affaires combiné, 14 millions de pieds carrés occupés au Québec, plus de 20 000 emplois à plein temps.
Par ailleurs, un groupe est aussi insignifiant qu’un tigre fait de papier s’il n’est pas composé d’individus déterminés à jouer un rôle actif dans les décisions économiques, financières et politiques qui les concernent.
C’est ce dont parlait le hockeyeur-vedette Paul Henderson jeudi dernier à Moncton, devant nos collègues des provinces atlantiques sous l’égide de l’ABSDA.
La fameuse série de 1972 entre le Canada et les Soviets. Rivalité entre l’Amérique des individus et l’URSS socialiste, les deux extrêmes, le monde bipolaire sur une même glace, face à face.
Chaque camp avait son avantage et sa lacune. À gauche, une armée bien huilée de soldats; à droite, le talent réuni des meilleurs de la LNH.
Il aura fallu Phil Esposito pour expliquer dans le vestiaire les limites de l’individu. Lui, pourtant si talentueux et déterminé, avait mis le doigt sur le bobo nord-américain : le nombrilisme.
Il aura été nécessaire que les joueurs comprennent − tard, mais juste à temps, en fait à 32 secondes je crois avant l’apocalypse du match final! − que la synergie d’une équipe n’empêchait pas ses composantes de s’exprimer. La bonne vieille logique russe de la mathématique 1 + 1 = 2 cédait enfin devant la magie du 1 + 1 = 3 qui caractérise l’Amérique.
Henderson a bien exposé que son effort surhumain pour marquer in extremis résulte d’une équipe coordonnée, et vice versa, le groupe sans ses éléments aurait été insuffisant. Ce que la défaite soviétique a démontré.
À tout seigneur, tout honneur, la Série du siècle avait aussi montré aux Canadiens qu’à l’autre bout du monde glacé, on savait aussi jouer de la rondelle. Depuis, l’adversité, on fait avec. Sur nos patinoires et dans nos commerces.
Un grand détour dans le temps pour dire aux détaillants et fournisseurs de quincaillerie et de matériaux de construction de vous tenir debout, que vous êtes, ensemble, devant la crise, devant la mondialisation et tout autre phénomène difficilqui semble vous dépasser. Venez le 15 mars prendre part aux débats de l’heure dans notre secteur d’activité. Venez chercher et commenter l’information hyperstratégique sur votre marché et mieux comprendre les intentions des consommateurs (en fait, de plus en plus des consommatrices!).
Il n’est pas trop tard. Ni pour enrichir le contenu du Congrès des décideurs, ni pour s’y inscrire. Communiquez avec Sylvie Pelletier au 450 646-5842, poste 224, pour obtenir plus de renseignements sur l’événement. Et faites un petit effort pour répondre au sondage en cliquant ici afin de donner aux organisateurs votre opinion sur les sujets abordés et surtout sur les autres problèmes que nous aurions omis de mettre au programme.
Et pour les plus jeunes ou les nostalgiques, voici le fameux but de Sir Paul.
L’empowerment, selon Wikipedia, est le processus d’acquisition d’un « pouvoir », le pouvoir de travailler, de gagner son pain, de décider de son destin de vie sociale en respectant les besoins et conditions de la société. L’autonomie d’une personne lui permet d’exister dans la collectivité sans constituer un fardeau pour celle-ci. La personne autonome est une force pour la collectivité.
C’est ce que l’AQMAT vous offre, le 15 mars, au Complexe Desjardins à Montréal. Une journée pour prendre ou reprendre votre destin en main.
Seuls, même si vous êtes patron d’un grand magasin ou d’une super usine, vous êtes beaucoup moins puissants qu’en groupe. Ce groupe, c’est l’AQMAT: 14 milliards de dollars de chiffre d’affaires combiné, 14 millions de pieds carrés occupés au Québec, plus de 20 000 emplois à plein temps.
Par ailleurs, un groupe est aussi insignifiant qu’un tigre fait de papier s’il n’est pas composé d’individus déterminés à jouer un rôle actif dans les décisions économiques, financières et politiques qui les concernent.
C’est ce dont parlait le hockeyeur-vedette Paul Henderson jeudi dernier à Moncton, devant nos collègues des provinces atlantiques sous l’égide de l’ABSDA.
La fameuse série de 1972 entre le Canada et les Soviets. Rivalité entre l’Amérique des individus et l’URSS socialiste, les deux extrêmes, le monde bipolaire sur une même glace, face à face.
Chaque camp avait son avantage et sa lacune. À gauche, une armée bien huilée de soldats; à droite, le talent réuni des meilleurs de la LNH.
Il aura fallu Phil Esposito pour expliquer dans le vestiaire les limites de l’individu. Lui, pourtant si talentueux et déterminé, avait mis le doigt sur le bobo nord-américain : le nombrilisme.
Il aura été nécessaire que les joueurs comprennent − tard, mais juste à temps, en fait à 32 secondes je crois avant l’apocalypse du match final! − que la synergie d’une équipe n’empêchait pas ses composantes de s’exprimer. La bonne vieille logique russe de la mathématique 1 + 1 = 2 cédait enfin devant la magie du 1 + 1 = 3 qui caractérise l’Amérique.
Henderson a bien exposé que son effort surhumain pour marquer in extremis résulte d’une équipe coordonnée, et vice versa, le groupe sans ses éléments aurait été insuffisant. Ce que la défaite soviétique a démontré.
À tout seigneur, tout honneur, la Série du siècle avait aussi montré aux Canadiens qu’à l’autre bout du monde glacé, on savait aussi jouer de la rondelle. Depuis, l’adversité, on fait avec. Sur nos patinoires et dans nos commerces.
Un grand détour dans le temps pour dire aux détaillants et fournisseurs de quincaillerie et de matériaux de construction de vous tenir debout, que vous êtes, ensemble, devant la crise, devant la mondialisation et tout autre phénomène difficilqui semble vous dépasser. Venez le 15 mars prendre part aux débats de l’heure dans notre secteur d’activité. Venez chercher et commenter l’information hyperstratégique sur votre marché et mieux comprendre les intentions des consommateurs (en fait, de plus en plus des consommatrices!).
Il n’est pas trop tard. Ni pour enrichir le contenu du Congrès des décideurs, ni pour s’y inscrire. Communiquez avec Sylvie Pelletier au 450 646-5842, poste 224, pour obtenir plus de renseignements sur l’événement. Et faites un petit effort pour répondre au sondage en cliquant ici afin de donner aux organisateurs votre opinion sur les sujets abordés et surtout sur les autres problèmes que nous aurions omis de mettre au programme.
Et pour les plus jeunes ou les nostalgiques, voici le fameux but de Sir Paul.
lundi 16 février 2009
À propos d’indépendance
Mais non, je ne vais pas m’aventurer à parler de souverainisme. Je ne commenterai pas non plus la nouvelle bataille des Plaines d’Abraham. Je me dois quand même de parler d’indépendance.
Pourquoi le dois-je? Parce qu’à mon arrivée, on m’a raconté qu’il n’y avait plus vraiment de magasins indépendants au Québec dans notre secteur d’activité. Depuis, je reçois des informations ou des opinions contraires.
Ainsi, sur les lieux du salon LBMAO à Toronto, il y a deux semaines. j’ai assisté à une conférence sur le combat entre indépendants et big boxes, une lutte, semble-t-il, tout à fait d’actualité. J’ai aussi entendu cette semaine le grand patron de Home Hardware parler de son groupe comme d’une coopérative composée d’indépendants. Le sens des mots évolue. J’ai entendu à Victoriaville, jeudi dernier, le directeur général Daniel Rioux qualifier son groupe d’achats MatPlus de plus grand rassemblement d’indépendants au Canada. J’ai en mémoire un membre qui s’était montré étonné que Canac Marquis Grenier soit qualifié d’indépendant dans la revue Quart de Rond. Peut-on être trop indépendant au goût même des indépendants?
Que cela est confondant! Ne trouvez-vous pas?
Donc, pour certains, un indépendant se doit d’être petit et de le rester, au risque, sinon, de perdre son statut. Comme c’est curieux! On m’a toujours appris que l’autonomie se gagnait avec la puissance... Il y a d’ailleurs des corporations de toutes les tailles dans l’Independant Lumber Dealers Cooperative (ILDC).
Pour d’autres, l’indépendant, c’est celui qui a le choix d’acheter ou non du siège social de sa bannière. Or, la très grande majorité des magasins bénéficient d’une certaine tolérance du siège social pour acheter localement et directement. C’est le cas, par exemple, de tous les RONA, de tous les BMR, me disent ses affiliés, sauf bien sûr les magasins corporatifs, qui appartiennent au siège social en quelque sorte.
Alors ou tracer la ligne entre un indépendant et un « dépendant »?
La réponse ne viendra pas du premier ministre cette semaine − qui aura peine à garder une certaine indépendance devant le grand frère américain en visite à Ottawa. Elle viendra de l’éditeur de Hardlines, à notre congrès, le 15 mars. C’est son devoir. Il est mandaté pour nous livrer un exposé clair et complet des types de propriété de magasin et le portrait de la position de toutes les bannières.
Pour plus de renseignements sur le Congrès des décideurs, cliquez ici.
Quoi qu’il en soit, comme le chantait feu Sylvain Lelièvre :
On est toujours un peu l’Iroquois de quelqu’un Que l’on soit Québécois, Breton, Nègre ou Cajun Je vous laisse à chanter quel peut être le vôtre On est toujours l’Indigène d’un autre
Pourquoi le dois-je? Parce qu’à mon arrivée, on m’a raconté qu’il n’y avait plus vraiment de magasins indépendants au Québec dans notre secteur d’activité. Depuis, je reçois des informations ou des opinions contraires.
Ainsi, sur les lieux du salon LBMAO à Toronto, il y a deux semaines. j’ai assisté à une conférence sur le combat entre indépendants et big boxes, une lutte, semble-t-il, tout à fait d’actualité. J’ai aussi entendu cette semaine le grand patron de Home Hardware parler de son groupe comme d’une coopérative composée d’indépendants. Le sens des mots évolue. J’ai entendu à Victoriaville, jeudi dernier, le directeur général Daniel Rioux qualifier son groupe d’achats MatPlus de plus grand rassemblement d’indépendants au Canada. J’ai en mémoire un membre qui s’était montré étonné que Canac Marquis Grenier soit qualifié d’indépendant dans la revue Quart de Rond. Peut-on être trop indépendant au goût même des indépendants?
Que cela est confondant! Ne trouvez-vous pas?
Donc, pour certains, un indépendant se doit d’être petit et de le rester, au risque, sinon, de perdre son statut. Comme c’est curieux! On m’a toujours appris que l’autonomie se gagnait avec la puissance... Il y a d’ailleurs des corporations de toutes les tailles dans l’Independant Lumber Dealers Cooperative (ILDC).
Pour d’autres, l’indépendant, c’est celui qui a le choix d’acheter ou non du siège social de sa bannière. Or, la très grande majorité des magasins bénéficient d’une certaine tolérance du siège social pour acheter localement et directement. C’est le cas, par exemple, de tous les RONA, de tous les BMR, me disent ses affiliés, sauf bien sûr les magasins corporatifs, qui appartiennent au siège social en quelque sorte.
Alors ou tracer la ligne entre un indépendant et un « dépendant »?
La réponse ne viendra pas du premier ministre cette semaine − qui aura peine à garder une certaine indépendance devant le grand frère américain en visite à Ottawa. Elle viendra de l’éditeur de Hardlines, à notre congrès, le 15 mars. C’est son devoir. Il est mandaté pour nous livrer un exposé clair et complet des types de propriété de magasin et le portrait de la position de toutes les bannières.
Pour plus de renseignements sur le Congrès des décideurs, cliquez ici.
Quoi qu’il en soit, comme le chantait feu Sylvain Lelièvre :
mardi 10 février 2009
« Se taire, c’est avoir perdu d’avance »
Ça va chauffer, je pense, à notre congrès du 15 mars. Les membres sont nombreux à soutenir une position ferme devant les émetteurs de cartes de crédit, principalement Visa et MasterCard, qui ont littéralement perdu la carte!
Tout le monde semble se faire avoir. Les marchands forcés d’accepter les cartes dites « Premium » et qui écopent de taux d’escompte de plus en plus élevés. Les consommateurs assommés par des taux d’intérêt de l’ordre de 20 % alors que le taux directeur de la Banque du Canada n’est plus que de 1 %.
Ottawa laisse faire. Non, ce n’est pas vrai. On laisse faire Ottawa.
Comme on a longtemps laissé les camionneurs augmenter leurs tarifs sans trop rouspéter. Le carburant a de nouveau atteint un plancher acceptable, pourquoi ne pas renégocier nos frais de transport? Pourquoi ne pas forcer les autorités à permettre le virage à droite à Montréal comme cela se fait à peu près partout sur le reste de la planète?
Comme on absorbe, sans toujours s’opposer, de plus en plus de bureaucratie pour satisfaire notamment les normes environnementales. Aussi noble soit cette cause, que nous endossons, ne peut-on pas la servir avec un souci, justement, de réduire au minimum la paperasse et les efforts?
Comme on a subi l’annonce de l’ouverture des commerces le 2 janvier. Vous prononcerez-vous devant l’intention gouvernementale concernant l’ouverture le 1er juillet?
Reprendre son destin en main, c’est d’abord remplir le sondage du mois. Puis c’est être au Congrès des décideurs le 15 mars. Une seule journée pour orienter votre année au complet. Et la nôtre!
Tout le monde semble se faire avoir. Les marchands forcés d’accepter les cartes dites « Premium » et qui écopent de taux d’escompte de plus en plus élevés. Les consommateurs assommés par des taux d’intérêt de l’ordre de 20 % alors que le taux directeur de la Banque du Canada n’est plus que de 1 %.
Ottawa laisse faire. Non, ce n’est pas vrai. On laisse faire Ottawa.
Comme on a longtemps laissé les camionneurs augmenter leurs tarifs sans trop rouspéter. Le carburant a de nouveau atteint un plancher acceptable, pourquoi ne pas renégocier nos frais de transport? Pourquoi ne pas forcer les autorités à permettre le virage à droite à Montréal comme cela se fait à peu près partout sur le reste de la planète?
Comme on absorbe, sans toujours s’opposer, de plus en plus de bureaucratie pour satisfaire notamment les normes environnementales. Aussi noble soit cette cause, que nous endossons, ne peut-on pas la servir avec un souci, justement, de réduire au minimum la paperasse et les efforts?
Comme on a subi l’annonce de l’ouverture des commerces le 2 janvier. Vous prononcerez-vous devant l’intention gouvernementale concernant l’ouverture le 1er juillet?
Reprendre son destin en main, c’est d’abord remplir le sondage du mois. Puis c’est être au Congrès des décideurs le 15 mars. Une seule journée pour orienter votre année au complet. Et la nôtre!
« Se taire, c’est avoir perdu d’avance »
− Lao Tseu, philosophe chinois, décédé avant Jésus-Christ
mardi 3 février 2009
Ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini
Quelle leçon de vie que ce Superbowl de dimanche! Il reste une seule des soixante minutes de jeu, vous êtes en train de perdre le match, puis le miracle survient. Non, que dis-je? un effort suprême et ultime, et vous gagnez. Une victoire méritée.
Oui mais, me direz-vous, toutes les conditions étaient réunies pour que l’événement en question se produise. D’accord avec vous, les conditions étaient là : l’enjeu du titre de champion, la foule partisane, quelques décisions favorables de l’arbitre. D’accord. Il fallait tout de même une passe parfaite et un attrapé parfait, non? C’est ça, la leçon : lire le jeu, s’adapter, tirer profit de la situation qui se présente concrètement à nous.
La crise, les crises, seront porteuses d’opportunités jamais vues avant. Le comportement des consommateurs, des fournisseurs, même celui des gouvernements change. Les indicateurs financiers changent tous les jours, sinon toutes les semaines. « S’adapter », le maître mot de Darwin, père de l’évolution, n’aura jamais été aussi sensé.
Les cinq associations canadiennes, dont l’AQMAT, ont travaillé en équipe depuis plusieurs mois pour faire infléchir le gouvernement Harper en faveur de coups de pouce à donner à la double industrie de la construction et de la rénovation. En vain. Depuis le sondage de la fin de l’été, où nos membres avaient exprimé leurs préférences, jusqu’à décembre, nous n’avions pas réussi à être entendu du Comité permanent des finances. Puis les conditions changèrent; dans la foulée du mouvement de coalition entre les partis d’opposition, Stephen Harper s’est fait plus réceptif. Vos plus importantes demandes ont été satisfaites : un crédit d’impôt sur les travaux de rénovation et une augmentation du montant qu’on peut emprunter sur son REER pour acheter une maison.
On a su profiter d’une embellie économico-politique dans ce paysage conservateur peu enclin à l’intervention de l’État pour manœuvrer en vue de marquer nos deux points.
Si la partie officielle est gagnée, le vrai match commence. Celui qui consiste à fournir à nos détaillants une information simplifiée sur les avantages temporairement offerts par les deux niveaux de gouvernement. On travaille là-dessus.
Un seul match ne faisant pas l’hiver, la saison continue. Arrive assez vite l’autre budget, celui-là du gouvernement du Québec. Nous allons continuer de faire valoir les avantages d’un REER Rénovation répondant aux mêmes conditions que le Régime d’accès à la propriété.
Et l’année va se poursuivre, bien au-delà des budgets publics, avec, entre autres, les dossiers des frais de cartes de crédit et des jours d’ouverture à débattre en votre nom.
C’est donc vrai que ce n’est pas fini... tant que ce n’est pas fini!
Oui mais, me direz-vous, toutes les conditions étaient réunies pour que l’événement en question se produise. D’accord avec vous, les conditions étaient là : l’enjeu du titre de champion, la foule partisane, quelques décisions favorables de l’arbitre. D’accord. Il fallait tout de même une passe parfaite et un attrapé parfait, non? C’est ça, la leçon : lire le jeu, s’adapter, tirer profit de la situation qui se présente concrètement à nous.
La crise, les crises, seront porteuses d’opportunités jamais vues avant. Le comportement des consommateurs, des fournisseurs, même celui des gouvernements change. Les indicateurs financiers changent tous les jours, sinon toutes les semaines. « S’adapter », le maître mot de Darwin, père de l’évolution, n’aura jamais été aussi sensé.
Les cinq associations canadiennes, dont l’AQMAT, ont travaillé en équipe depuis plusieurs mois pour faire infléchir le gouvernement Harper en faveur de coups de pouce à donner à la double industrie de la construction et de la rénovation. En vain. Depuis le sondage de la fin de l’été, où nos membres avaient exprimé leurs préférences, jusqu’à décembre, nous n’avions pas réussi à être entendu du Comité permanent des finances. Puis les conditions changèrent; dans la foulée du mouvement de coalition entre les partis d’opposition, Stephen Harper s’est fait plus réceptif. Vos plus importantes demandes ont été satisfaites : un crédit d’impôt sur les travaux de rénovation et une augmentation du montant qu’on peut emprunter sur son REER pour acheter une maison.
On a su profiter d’une embellie économico-politique dans ce paysage conservateur peu enclin à l’intervention de l’État pour manœuvrer en vue de marquer nos deux points.
Si la partie officielle est gagnée, le vrai match commence. Celui qui consiste à fournir à nos détaillants une information simplifiée sur les avantages temporairement offerts par les deux niveaux de gouvernement. On travaille là-dessus.
Un seul match ne faisant pas l’hiver, la saison continue. Arrive assez vite l’autre budget, celui-là du gouvernement du Québec. Nous allons continuer de faire valoir les avantages d’un REER Rénovation répondant aux mêmes conditions que le Régime d’accès à la propriété.
Et l’année va se poursuivre, bien au-delà des budgets publics, avec, entre autres, les dossiers des frais de cartes de crédit et des jours d’ouverture à débattre en votre nom.
C’est donc vrai que ce n’est pas fini... tant que ce n’est pas fini!
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